Accueil | Page d'Entrée / Contact

 

Naissance et enfance de Saad Bouh

 

Pour permettre de mieux saisir certains passages du contenu de ce site, il importe de retracer brièvement les évènements qui ont tout juste précédé la naissance de Saad bouh.


Cheikh Mouhammad Fadel avait adressé, vers 1849, une lettre à Ahmed Ould Abdi qui habitait le site géographique constituant l’ actuel département de Boutilimit , lui demandant en mariage, sa fille Mariama . Ahmed Ould Abdi lui répondit négativement prétextant qu’il ne connaissait pas bien le Cheikh et qu’en outre, sa fille était trés jeune.


Peu de temps après, Ahmed Ould Abdi entreprit un voyage dans le Hod. Arrivé non loin d’un homme qu’il aperçut sur son passage, il lui sembla avoir entendu plusieurs personnes célébrant les louanges de Dieu. Quand il fut près de cet homme, il se rendit compte qu’il était bien seul dans la pratique du dhikrou-lah (invocation du nom d’Allah). Bien que surpris, Ahmed ne lui demanda qu’un renseignement : « où se trouve la ville plus proche ? » Il continua son chemin dés que l’étrange homme lui indiqua la direction de la ville en question . Mais aussitôt après, le dhikr collectif reprit. En se retournant , le père de Mariama se rendit compte que dans son invocation, l’inconnu était accompagné par tous les membres de son corps et les feuilles des arbres qui l’entouraient. Il se retourna, se dirigea vers lui et dit : « Un homme de cette envergure spirituelle ne peut être que Cheikh Mouh ammad Fadel ». « Pourquoi alors refusez-vous toujours de me donner en mariage la mère de Souhoud (jumeaux ) ? »lui , rétorqua Cheikh Mouhammad Fadel .


Et sur le champ, Ahmed Ould Abdi devint disciple du grand Cheikh Mouhammed Fadel Ould Mamin et consentit au mariage .
Peu de temps après cette union, Dieu, par Ilham(inspiration ) annonça aux saints hommes de l’époque la naissance imminente d’un garçon exceptionnel qui sera la fierté, le bonheur de son père (Saad Bouh en arabe ) ; ce nom étant gravé sur une étoile. Il s’ensuivit quarante jours durant des prières intenses effectuées par les saints qui cherchaient chacun à obtenir de Dieu d’engendrer ce fils tant désiré . Peu avant ce moment, abattus par la fatigue qu’impose une telle retraite spirituelle, ils s’endormirent tous à l’exception de Ould Mamin qui avait entrepris avant cela, quarante retraites spirituelles de quarante jours chacune .


Trentiémes ou trente et unième fils, Saad Bouh naquît en 1226 de l’hégire (1848 de l’ère chrétienne) près de Néma, ) à Mesket Ras (Hod Oriental). Une semaine après sa mère, Mariama Mint Ahmed Abdi, Mourut .


A l’instar de tous ses frères, Saad Bouh ira, vers l’âge de cinq ans, à l’école coranique, sous la direction de Cheikh Mouhammed Fadel Ould Lakhbib . Il n’y séjourna pas longtemps, car son père, ayant appris un jour que le jeune Saad Bouh a été battu par son maître coranique, lui demanda d’abandonner les études, étant persuadé que son fils en savait plus que tout autre même s’il n’était qu’au cinquième Hisbou.


L’on rapporte, en outre, que Saad Bouh, au cours de sa formation religieuse de base, n’a appris que Ibn Hashir et était qualifié, par l’entourage familial, de grand paresseux au point que sa jumelle Souadou s’en inquiéta, tous ses frères étant déjà des sommités (Oulémas).


Les frères et soeurs de Saad Bouh seront à la fois étonnés et rassurés de sa précocité intellectuelle lorsqu’un jour , un de ses frères, Amadal Khaîr, mécontent de ce qu’il considérait comme étant un traitement de faveur de la part de Cheikh Mouhammad Fadel à l’endroit de Saad Bouh , s’en alla, à l’heure de la prière du matin, dormir sur le chemin qui mène à la mosquée. C’était là un moyen de pouvoir vérifier la réaction de leur père. Malheureusement il sera sèvérement corrigé par celui-ci qui lui fit remarquer qu’il était inutile d’agir comme Saad Bouh car tout le savoir qu’on cherche à acquerir est inné chez lui.


C’est donc très très jeune, que Saad Bouh, grâce à ses dons exceptionnels, augurait déjà d’un très bel avenir . Cet état de fait ne passa pas inaperçu en Mauritanie à telle enseigne que Saad Bouh a été l’objet de convoitises de la part de certaines fractions maraboutiques qui cherchèrent à faire de lui un protégé spirituel . A celles-ci il promit de ne pas les oublier dans ses prières tout en précisant que nul autre que son père ne pouvait être son maître ; fait consécutif à un engagement qu’il avait souscrit auprès de notre Seigneur alors qu’il n’était pas encore de ce monde. Saad Bouh resta ainsi auprés de son pére, Ould Mamin, qui lui assura une formation soufique adéquate jusqu’au moment où il décida de leur séparation.

Mais voyons comment ils arrivèrent à cette séparation.=>  Suite

Accueil | Page d'Entrée / Contact


Site officiel de Notre Guide, maitre, petit fils du noble prophète Muhammad (psl)
CHEIKHNA CHEIKH SAADBOUH ABIH OULD CHEIKHNA CHEIKH MOUHAMED FADEL
   (radiyallahu anhoum)

Conception: PCcomp@gnie